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RAPPELS
SUR LES ORIGINES DES POLLUTIONS DE L'AIR PAR LE DIOXYDE
DE SOUFRE
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Le
secteur industriel émet environ 90% des rejets totaux
de dioxyde de soufre (SO2, encore nommé anhydride sulfureux).
Ces rejets de SO2 ont deux principales origines :
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La combustion des fours, des chaufferies et des
centrales thermiques, de produits plus ou moins
soufrés commerciaux (fuels lourds et domestiques,
charbon, gaz naturels...) ou non (gaz fatals de
raffineries, distillats...).
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- Les procédés industriels comme la fabrication
d'acide sulfurique utilisés entre autres dans l'industrie
des engrais et du dioxyde de titane.
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Ces
émissions de SO2 sont responsables de niveaux d'acidité
importants dans l'atmosphère générant le phénomène
des pluies acides.
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| LE
RAFFINAGE |
Les raffineries se situent au niveau national parmi
les plus gros émetteurs de SO2. Ces émissions proviennent
essentiellement:
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Des installations de combustion (chaudières, fours
et torches).
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Des régénérateurs des unités de craquage catalytique.
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- Des effluents des unités de traitement des gaz
sulfureux.
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L'importance
de ces rejets est fonction :
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De l'augmentation de la teneur en soufre des bruts
traités en fonction de leur origine, engendrant
une augmentation de la teneur en soufre des combustibles
internes.
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- De la complexification des raffineries par la
mise en place d'unités de craquage catalytique ou
de viscoréduction gourmandes en énergie et engendrant
donc une augmentation de la combustion interne de
combustibles. Ces unités augmentent la production
de produits légers (commercialisables) mais, par
contre, génèrent des résidus à haute teneur en soufre
(utilisés comme combustible interne).
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Les
raffineries ne possèdent pas toutes des unités de
conversion, les raffineries qui en sont dotées importent
donc des résidus de distillation à forte teneur en
soufre.
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| LE
TRAITEMENT DES DECHETS D'HYDROCARBURES |
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Certains
procédés de régénération ont notamment pour objectif
de récupérer des coupes d'hydrocarbures légères par
des méthodes de distillation. Par ailleurs le procédé
à l'acide sulfurique génère des sous-produits de fabrication
: les "goudrons sulfuriques" dont la seule élimination
connue est l'incinération.
Ces composés comportent des teneurs notables en hydrocarbures,
soufre et métaux lourds.
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| LA
PETROCHIMIE |
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Le
SO2 est pour l'essentiel produit par les installations
de combustion examiné dans le paragraphe "Energie-incinération".
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LA CHIMIE MINERALE |
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rejets atmosphériques de SO2 dans se secteur de la chimie
résultent principalement des productions d'acide sulfurique
et d'oxyde de titane. |
Acide sulfurique : |
| La
fabrication fait intervenir quelques réactions chimiques
simples. |
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Combustion du soufre.
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Conversion du SO2 par oxydation par procédé à simple
ou double contact.
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Conversion sous pression.
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- Utilisation de sous-produits de désulfuration
(SO2 ou H2S) les gaz de queue de process contiennent
des quantités variables de SO2 qui n'a pas été converti
en SO3.
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| Oxyde
de titane : |
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Les
émissions de SO2 sont liées d'une part à l'attaque
du minerai à l'acide sulfurique et au traitement des
gaz issus des fours de calcination d'autre part.
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| LA
CHIMIE ORGANIQUE |
| Le
secteur de la chimie organique est représenté par les
domaines d'activités spécifiques : |
- -
Chimie fine des médicaments, produits pharmaceutiques
et intermédiaires pour l'industrie pharmaceutique.
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- Chimie des produits phytosanitaires et agrochimiques.
- -
Chimie des parfums, cosmétiques et des produits
parapharmaceutiques.
- -
Chimie des peintures, vernis, colorants et produits
divers.
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Cette
question est rarement évoquée dans la chimie organique.
Des actions spécifiques sont mises en oeuvre pour
le captage à la source du SO2 produit ou utilisé dans
certaines synthèses.
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| LES
PAPETERIES |
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Les
rejets de SO2 proviennent du soufre contenu dans le
fuel lourd et, dans les sociétés qui disposent de
ce type d'installations, de l'incinération de gaz
sulfureux ou de la régénération de la liqueur noire.
Certaines papeteries disposent également de stockage
ou de production de SO2 utilisé pour le blanchiment.
Ces installations sont généralement équipées d'un
confinement et d'une tour de lavage en cas de fuite.
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| LES
INDUSTRIES SUCRIERES |
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L'utilisation
du fuel lourd pour l'énergie et l'utilisation du SO2
dans la chaîne de fabrication constituent les principales
causes d'émission de SO2.
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| L'ENERGIE
ET L'INCINERATION |
Le
secteur énergie regroupe l'ensemble de chaufferies industrielles
et urbaines, les centrales thermiques. Les principaux
combustibles étant le gaz naturel ou de raffinerie,
le charbon et le fuel-oil.
Les rejets en SO2 de ce secteur sont issus de la combustion
des produits dont la teneur en soufre varie suivant
la nature et l'origine : |
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10 à 20 mg/m3 pour le gaz naturel : 0,2 à 0,4
mg/MJ
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- 0,4 à 5 % en masse pour les charbons : 0,14
à 2 mg/MJ
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- 0,2 à 4 % en masse pour les fuel-oil : 0,07
à 0,9 mg/M
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Le
secteur incinération est concerné par l'émission de
SO2. Il doit d'autre part faire face à la constante
augmentation du tonnage de déchets à traiter et à
la fermeture progressive des décharges d'ordures.
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| LES
INDUSTRIES MECANIQUES ET ASSIMILABLES |
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Les
fonderies qui utilisent du charbon responsable d'émission
de SO2 parmi des rejets importants de poussières.
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| LES
VERRERIES |
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Les
émissions de SO2 dans ce secteur s'explique par l'utilisation
du fuel lourd n° 2 (haute teneur en soufre : entre
2 et 4 %).
Il est important de noter que le soufre du fuel joue
parfois un rôle important dans la composition chimique
du verre. Ainsi, l'utilisation de combustibles plus
ou moins soufrés n'est pas uniquement justifié par
des raisons de coût à l'achat de combustibles comme
c'est le cas dans d'autres secteurs.
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| LES
CIMENTERIES |
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Les
cimenteries génèrent des flux de SO2 importants.
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| LES
INDUSTRIES DES MATERIAUX ISOLANTS ET FIBRES DE VERRE |
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La
fusion des matières premières et l'incinération des
fumées de cubilot sont responsables d'émission de
SO2 et d' H2S.
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